Is voicemail dead?
Oh oui, quelle misère. Par chance, je suis encore épargné.
Même actuellement mon opérateur ne me permet pas de désactiver la messagerie vocale.
Je n’aime pas devoir retenir un message vocal plutôt que de trouver au coup d’œil les informations qui m’intéressent dans un texte, et vue cette démocratisation des usages que je constate je sens que je vais déguster …
Un message vocal, c’est une enveloppe fermée, je dois les ouvrir une par une, limité à leur vitesse de lecture, sans possibilité de recherche, pour si elle existe retrouver une information. Rajoutez à cela que des personnes ne savent pas articuler, aïe, ça complique vite la recherche d’une info (essayez de trouver un numéro de train ou d’avion dans un message vocal quand tout autour est bruyant ; si vous vous énervez, vous avez perdu).
Tant que les personnes s’en servent entre eux sauf pour moi, je n’ai aucun souci.
Toutefois, on ne peut pas ignorer les problématiques de confidentialité des données :
Qui stocke, comment, où, et pour combien de temps, et au final, pourquoi ?
Puis qui d’autre peut aussi y avoir accès ? Pareil, pourquoi ? À quelles conditions ?
Comment éviter les appropriations d’identités, assurer le respect de la vie privée, éviter les nombreuses métadonnées supplémentaires, etc ?
Voir aussi l’impact d’une nouvelle techno, je pense ici à Rich Communication Services (RCS) qui offre l’accès à ceci comme le font d’autres applications de messagerie.
Petit aparté, RCS semble être standardisé par la GSMA et libre d’utilisation (on pourrait créer un client et un service pour héberger, mais est-ce suffisant ?) mais intimement liée à Google ; ceci à travers les implémentations de leurs clients sur Android et sur ordinateurs, et aussi lié au stockage des données chez eux ( dans leur service « Jibe ») si l’opérateur de l’utilisateur ne supporte pas ce protocole.
Ceci requiert un appareil compatible avec accès aux données mobiles (je suis conscient qu’avec le temps et le remplacement des terminaux, ce ne sera plus un problème). A-t-on le choix de l’hébergeur comme avec les courriels ? Non il me semble.
Autre point, c’est le risque de voir n’importe quelle conversation transmise à de l’« IA » pour traitement, comme retranscription, production d’un résumé, prise de note, intégration en calendrier, etc.
Tout ceci n’est pas un souci à condition que le traitement est respectueux de la vie privée ; or actuellement ou vu les services utilisés, ce n’est pratiquement pas le cas, aussi bien pour des questions techniques (puissance de calcul nécessaire pour traitement efficacement ou rapide ou économique), que pour l’implication de nombreux acteurs dans la finalité.
PS : au cas où ça serait flou ;-) : oui je n’aime pas du les ordi-téléphones, alias "smartphones", en tout cas sous les formes vendues par Android et iOS.
PS2 : je lis par exemple que Google décide de bloquer l’accès à RCS si le téléphone est "rooté" ou la protection du démarreur modifiée.
(en anglais, mars 2024) https://www.androidauthority.com/google-silently-blocking-rcs-rooted-android-phones-custom-roms-3421652/
On peut en conclure que RCS est profondément intimement lié à Google, ce n’est pas viable en protection de la vie privée.
Toujours dans les DCP (données à caractère personnel), là je ne savais pas pour les dashcams : « l’usage d’une dashcam n’est pas compatible avec la législation en vigueur ». À cause des DCP et car ne répondent pas à "une nécessité, et [à] une proportionnalité".
Je recopie quelques éléments clefs pour rappel.
De même que la notion de DCP ou de traitement, la notion « d’intérêt légitime » échappe généralement au sens commun, et revêt en réalité une définition juridique bien précise : il faut un intérêt légitime, une nécessité, et une proportionnalité. […] Dans le cas des dashcams, on invoque très souvent leur intérêt pour défendre ses droits (contester un accident, obtenir des éléments de preuve d’un vandalisme, etc.), et jamais les deux autres études juridiques (nécessité et proportionnalité) pourtant obligatoires.
Plusieurs pistes sont données par le juge allemand, comme le fait que la dashcam ne conserve en mémoire que 30 secondes de vidéo et que ces séquences vidéo ne soient persisté que sur détection de choc ou appui sur un bouton. Exit donc les dashcams filmant de longues minutes, ou pire, en continu, comme on le voit bien trop souvent sur les réseaux sociaux.
Les dashcams, et plus généralement la surveillance de l’espace public, n’échappent pas à cette règle. Leur seule possibilité d’existence, via l’effet panoptique, sur la voie publique expose à un effet paralysant, insidieux, conduisant la population, et en particulier les minorités, à modifier leur comportement, et pas forcément dans le bon sens ou pour de bonnes raisons.
Pour les particuliers qui souhaiteraient tout de même prendre le risque d’utiliser une dashcam sachant leurs fragilités juridiques, les peines encourues sont tout de même de 20 millions d’euros d’amende administrative couplée à 300 000 € d’amende et 5 ans de prison au pénal.
Un SGDB (que sais-je ?) où les données sont chiffrées et déchiffrées uniquement côté client et où la partie logique est réalisée aussi côté client, le serveur lui ne traitant que des requêtes en fournissant les bouts demandés de données.
Je trouve que c'est une approche intéressante, à regarder.
Voir aussi la discussion sur le site web developpez.com :
https://www.developpez.com/actu/93672/ZeroDB-une-base-de-donnees-open-source-chiffree-de-bout-en-bout-elle-permet-aux-applications-d-interroger-des-donnees-chiffrees/
Wow, 2,2 millions de Gigaoctets dans 1 gramme d'ADN, ça fait rêver. :-)
Bon, bien sûr, ce n'est pas pour tout de suite qu'un particulier pourra écrire et décoder de l'ADN dans son ordinateur de salon, mais, dans le futur, pourquoi pas …