Quand je vois ce genre de « défis », de « jeux », de « tendances », stigmatisant n’importe quelle minorité, je ne peux plus supporter une société dont la majorité de ses citoyens adhèrent et supportent, ou du moins ne condamnent pas, ces actions.
Pire encore quand des personnalités se permettent de promouvoir ce genre de « divertissement » juste dans le but de faire des vus sur les réseaux sociaux.
Pour préciser, explicitement, comme dans le premier paragraphe ("ne condamnent pas"), on ne considère pas toutes les personnes jouant à ce jeu étant homophobes, juste que ça le banalise.
Quelques citations pour illustrer le propos :
Plus généralement, la participation à ce type de "jeux" constitue "un apprentissage de la domination par le dénigrement des autres", note la sociologue Elise Devieilhe.
Cette dernière y voit un risque de finir par "légitimer le harcèlement et les violences" et d'y participer.
Je vous invite à lire l’article pour avoir le retour des différents sociologues, assistants d’éducation, experts sur le sujet.
Pour conclure, je vais reprendre cette citation qui résume ma vue sur le sujet (encore je vous invite à lire aussi la suite qui va apporter d’autres éléments à ce propos) :
Pour éviter de banaliser le harcèlement et la violence à l'égard des jeunes LGBT+, les experts interrogés par franceinfo appellent les adultes, à l'école comme à la maison, à réagir aux propos homophobes des plus jeunes.
Quand les gens parlent de désinformations et de complotismes, très souvent ils en sont la source.
Exemple avec le sujet du « project de l’éducation à la sexualité, accusé d’être sous influence “woke” ».
Et bien sûr, ça vient souvent de ceux de La Manif pour Tous.
Rappel venant de la vidéo, ce projet de loi date de 2001, donc n’est pas nouveau :
De quoi parle-t-on ? D’un cadre enfin donné aux trois séances annuelles d’éducation à la sexualité rendues obligatoire par une loi de 2001 mais très peu effective.
- Maternelle et primaire : vie affective et relationnelle, respect de l’intimité, égalité fille/garçon, connaître son corps, apprendre à accepter et refuser
- À partir du CM1 : apprentissage de la puberté,
- Puis collège : début d’aborder la sexualité et ainsi que le consentement, et la question du genre avec la lutte des stéréotypes.
Très différent des fantasmes que relaient bon nombre de détracteurs du sujet dont j’éviterais toutes citations par pure dégoût et colère.
J’en profite pour rappeler que le mot « woke » est devenu un terme fourre-tout, un épouvantail, brandi et davantage utilisé par toutes celles et tous ceux qui sont contre l’égalité et la défense des groupes minoritaires au sein de la société :
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Woke
Pour le politologue Clément Viktorovitch, le terme « woke » est aujourd'hui davantage utilisé par les adversaires des mouvements progressistes que par les militants eux-mêmes. D'après lui, ce mot est devenu un concept fourre-tout, « un outil purement rhétorique, une arme de disqualification massive utilisée contre le discours de gauche ». Il constate que les polémiques autour du wokisme ont progressivement remplacé celles autour de l'islamo-gauchisme mais qu'elles ont les mêmes finalités : « disqualifier les luttes antiracistes et féministes ».
Les grandes entreprises ne se gênent de plus aucun obstacle avec leurs employés, de nos jours, et ce qui est présenté dans cet article, pour le plus grand bien du libéralisme, est une honte et d'un sans-gêne.
Au nom de « l'égalité des sexes », Apple et Facebook, qu'on ne présente plus pour leurs racines libéralisme et américaine, "proposent" à leurs employées de congeler leurs ovocytes dans le but de pouvoir procréer plus tard dans leur vie sans mettre une pause dans leur carrière ; j'ai écrit "proposent" avec les guillemets, car on sent bien que c'est sous la contrainte de ne pas atteindre les mêmes sommets que les hommes. Du coup, qui peut parler d'égalité, lorsque c'est fait sous la contrainte ?
Les grandes entreprises et le libéralisme ne répugnent, et je suis poli.
Pourquoi diaboliser encore plus Internet, qui - je le rappelle encore une fois - n'est qu'un outil !
Le harcèlement, ça existait bien avant la création d'internet, devrait-on alors diaboliser le papier et le stylo ? voire le langage, car oui, sans langage, pas d'échanges, et donc, pas de harcèlement.
Donc, je le répète encore une fois, la solution est l'éducation.
Note : oui, l'éducation, à ne pas confondre avec l'instruction, qui est lié au savoir, chose qui est mélangée avec le ministère de l'éducation qui aurait dû s'appeler ministère de l'instruction, mais bon.
Avec l'éducation, on réduirait aussi les problèmes de viol, de meurtres et de vol (si si, "incroyable, non ?" comme dirait Pierre Desproges).
EDIT: je viens de voir le clip, c'est un honteux message qui y est diffusé !
Le problème ne se règle pas avec un "petit génie de l'informatique à lunettes" qui va "réussir" à supprimer une copie de la photo (et oui, une copie seulement, internet est une machine à copier), tout en évitant d'en parler aux parents au même moment. Ben oui, une fois la fausse espérance de l'outrageante photo disparue, pensez-vous réellement que l'enfant va en discuter avec ses parents ? Tout bonnement non, la photo a déjà "disparue". Et puis hop, ça recommence.
"L'Homme est un loup pour l'Homme", en fait, nous sommes bien pires que les loups.