Fines are essentially licensing fees to continue abusive practices
La concentration trop importante de services et biens permet à ceux qui les possèdent d’abuser du système.
Quand les gens parlent de désinformations et de complotismes, très souvent ils en sont la source.
Exemple avec le sujet du « project de l’éducation à la sexualité, accusé d’être sous influence “woke” ».
Et bien sûr, ça vient souvent de ceux de La Manif pour Tous.
Rappel venant de la vidéo, ce projet de loi date de 2001, donc n’est pas nouveau :
De quoi parle-t-on ? D’un cadre enfin donné aux trois séances annuelles d’éducation à la sexualité rendues obligatoire par une loi de 2001 mais très peu effective.
- Maternelle et primaire : vie affective et relationnelle, respect de l’intimité, égalité fille/garçon, connaître son corps, apprendre à accepter et refuser
- À partir du CM1 : apprentissage de la puberté,
- Puis collège : début d’aborder la sexualité et ainsi que le consentement, et la question du genre avec la lutte des stéréotypes.
Très différent des fantasmes que relaient bon nombre de détracteurs du sujet dont j’éviterais toutes citations par pure dégoût et colère.
J’en profite pour rappeler que le mot « woke » est devenu un terme fourre-tout, un épouvantail, brandi et davantage utilisé par toutes celles et tous ceux qui sont contre l’égalité et la défense des groupes minoritaires au sein de la société :
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Woke
Pour le politologue Clément Viktorovitch, le terme « woke » est aujourd'hui davantage utilisé par les adversaires des mouvements progressistes que par les militants eux-mêmes. D'après lui, ce mot est devenu un concept fourre-tout, « un outil purement rhétorique, une arme de disqualification massive utilisée contre le discours de gauche ». Il constate que les polémiques autour du wokisme ont progressivement remplacé celles autour de l'islamo-gauchisme mais qu'elles ont les mêmes finalités : « disqualifier les luttes antiracistes et féministes ».
Article très intéressant : ici, l'auteur, Guillaume CHAMPEAU, étudie un cas d'actualité, le glouton Uber qui grossit très vite, pour analyser les dérives d'un défaut de société, l'hyper-libéralisme, en se basant aussi sur les travaux déjà existant des économistes Robert FRANK et Philip COOK comme cités dans l'article.
Sociétés qui se s'orientent vers « une accentuation de la pauvreté et des inégalités », « par un libéralisme débridé par internet ».
Comme l'indique subtilement l'article et plus explicitement les commentaires, le plein emploi ne sera plus possible, et il sera question d'un revenu de base, pour ne pas aggraver les inégalités entre « d'un côté les possédants, et de l'autre les "accédants" (loueurs) ».
Le virage social est là, ne le loupons pas. En attendant, la question de faire barrage à ce type de services débridés (comme les ventes outrageuses en ligne aussi) permet de ralentir ce qui ne sera que la fatalité même. Attaquons-nous au corps même du sujet : les égalités, face au revenu de base pour tous, ainsi que les questions de la place de l'humain face à un avenir entièrement automatisé, possédé par une poignet de gens.
Protégez-vous, protégez-nous.
PS, une remarque toute cette affaire : beaucoup de monde en parle, mais qui a vraiment les moyens de prendre souvent voire régulièrement ce service de transport personnel ? Cette histoire est donc assez ridicule, mais le problème de fond est quand à lui très important.